Skip to main content
Article

Protection des données au Cameroun : ce que la loi exige des entreprises

Le Cameroun régit les données personnelles par la loi n° 2010/012 sur la cybersécurité et la cybercriminalité, aux côtés de règles sectorielles — mais le cadre diffère sensiblement du RGPD. Nous présentons ce que les entreprises traitant des données personnelles au Cameroun doivent savoir.

Retour aux publications
Article5 juin 20265 min de lecture

Protection des données au Cameroun : ce que la loi exige des entreprises

Le Cameroun régit les données personnelles par la loi n° 2010/012 sur la cybersécurité et la cybercriminalité, aux côtés de règles sectorielles — mais le cadre diffère sensiblement du RGPD. Nous présentons ce que les entreprises traitant des données personnelles au Cameroun doivent savoir.

Introduction

Les entreprises opérant au Cameroun traitent de plus en plus de données personnelles — fichiers clients, dossiers du personnel, documents KYC des banques, données de santé et biométriques. À la différence de l’UE ou d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, le Cameroun n’a pas encore adopté de loi unique et complète de protection des données ; les données personnelles sont principalement régies par la loi n° 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et la cybercriminalité, complétée par des règles sectorielles.

Le cadre juridique actuel

La loi n° 2010/012 incrimine le traitement, la modification et la divulgation non autorisés de données personnelles et érige en infractions l’accès frauduleux aux systèmes de données. Les régimes sectoriels ajoutent des obligations : les données bancaires sont supervisées sous les règles COBAC, les opérateurs de télécommunications sous le cadre administré par le régulateur national, et les données de KYC sous la législation anti-blanchiment. Une autorité dédiée à la protection des données a fait l’objet de propositions de réforme répétées — le cadre continue d’évoluer, et les entreprises devraient suivre les développements.

Ce que les entreprises devraient faire en pratique

Pour les entreprises opérant à l’international — notamment celles soumises au RGPD dans leurs opérations européennes — l’approche pragmatique consiste à appliquer des standards de niveau RGPD aux traitements camerounais : bases légales, consentement documenté lorsque requis, limitation des finalités, procédures d’accès des personnes concernées, mesures de sécurité et plans de réponse aux incidents. Les transferts transfrontaliers de données personnelles hors du Cameroun devraient être structurés contractuellement et, le cas échéant, réalisés en conformité avec les exigences documentaires des changes CEMAC.

Articulation avec le RGPD

Les sociétés camerounaises ayant des clients dans l’UE ou un établissement dans l’UE peuvent relever directement de la portée extraterritoriale du RGPD. En pratique, un programme de conformité unique construit aux standards RGPD, cartographié au regard des règles pénales et sectorielles camerounaises, est la structure la plus efficace pour la plupart des groupes.

Conclusion

Le paysage camerounais de la protection des données est une mosaïque plutôt qu’un cadre complet — mais l’exposition pénale sous la loi n° 2010/012 est réelle, et la direction de la réforme est vers une protection renforcée. ALPs conseille les entreprises sur les programmes de conformité données pour le Cameroun et la région CEMAC.

Restez informé

Recevez nos dernières publications juridiques

Abonnez-vous pour recevoir les actualités juridiques, articles et guides d'ALPs directement dans votre boîte mail.

Actualités OHADA & CEMACGuides pratiquesDésabonnement facile

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Parler à un avocat

Vous avez une question sur ce sujet ? Nos avocats sont prêts à vous conseiller.